jeudi 16 février 2012

Le jeu coopératif, un outil pédagogique incontournable

Historiquement, les jeux coopératifs sont apparus dans les années 60-70. Les Etats-Unis et le Canada en ont été les précurseurs. L’Allemagne ensuite. Aujourd’hui, en Europe, ils restent beaucoup utilisés Outre-Quiévrain.
En France, les jeux coopératifs demeurent peu connus. J’en ai fait l’expérience ces derniers mois. J’ai rencontré, dans le cadre de mes activités, des responsables de centres de formation de travailleurs sociaux, des enseignants et des animateurs qui ne connaissaient que très vaguement le concept. Certains n’en ont jamais entendu parler ! Même le verger, qui est un jeu assez diffusé, ne connaît pas un véritable succès.
Il existe de nombreux jeux coopératifs.
Il reste un gros travail d’information et de sensibilisation à mener auprès des professionnels.
Car le jeu coopératif, de plateau ou dans l’espace, est un outil pédagogique déterminant. Bien encadré, il lutte efficacement contre des phénomènes de leadership et d’exclusion.
Le jeu coopératif fonctionne sur la communication, la concertation, l’écoute de l’autre. Chaque action de jeu se situe dans une logique collective tout en mobilisant chaque joueur. C’est sa force. Il laisse une grande place à la négociation et à la mise en œuvre d’une stratégie commune. Entraide et solidarité sont au cœur de l’outil ludique.


Une logique gagnant-gagnant

 

Bien entendu, le jeu coopératif a ses détracteurs qui considèrent, souvent à juste titre d’ailleurs, que la compétition est source d’émulation et de dépassement de soi. Certes. Mais dans ce cas, il s’agit d’une compétition positive. Son pendant est la compétition destructive et violente qui a pour conséquence la défaite et l’anéantissement de l’autre. Des mécanismes que l’on retrouve beaucoup trop souvent dans l’Histoire et la société actuelle. D’où la nécessité d’un rééquilibrage. Le jeu coopératif et la coopération interpersonnelle, à leur façon, y contribuent.
Employons ces outils ludiques dans nos pratiques pédagogiques. Reinscrivons-nous dans une logique gagnant-gagnant.

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